JÉSUS DÉGAGE UN PROGRAMME EN TROIS POINTS POUR LE DISCIPULAT.
Qu'il renonce à lui-même:
Le disciple de Jésus renonce à lui-même, c'est à dire, se livre, s'abandonne, cède, se soumet, renonce à ses droits.
Le renoncement à soi-même n'est pas une dépersonnalisation, mais la construction de soi-même selon un mode nouveau.
Le renoncement est le mouvement qui nous fait passer de la mort à nous même.... à la vie avec Christ.
Ce n'est pas l'abdication de soi, mais l'évacuation de tout ce qui nous empêche la recréation de notre personne par le St Esprit.
C'est abandonner à Christ tout ce par quoi nous prétendons exister, (réussite familiale, professionnelle, sociale) afin de tout recevoir de LUI.
Renoncer à soi signifie abandonner sa prétention à l'indépendance, à ses propres pensées, à ses désirs.
Renoncer à soi n'est pas se haïr, mais une victoire personnelle, personne ne peut le faire pour nous. Un homme ne trouve sa véritable identité qu'en renonçant à l'affirmation et à la recherche de soi pour l'amour de Christ.
Qui renonce ne saurait se perdre, mais se retrouve d'une manière nouvelle, tout dépend de l'axe autour duquel la volonté gravite: dans le cas ou elle est son propre centre, elle tourne autour d'un abîme dévorant. Mais si Christ est son noyau, elle tourne autour d'un noyau qui la sauve.
Qu'il se charge chaque jour de sa croix
Un disciple peut être défini comme quelqu'un qui est mort au péché et vivant pour Dieu (Romains 6:11). Pour que cela puisse être une réalité, le Seigneur Jésus dit clairement que chacun doit prendre sa croix. C'est un ultimatum.
Andrew Murray nous explique : Les chrétiens doivent comprendre que porter sa croix ne se réfère pas en premier lieu aux épreuves que nous appelons des croix, mais à un abandon de sa vie journellement répété - à la mort à soi-même qui doit marquer le chrétien.
Cessons donc de confondre "une croix" avec "la croix".
La croix du croyant est la croix du calvaire, celle-là même à laquelle il a été crucifié avec Christ. Tant que le vieux moi tient le gouvernail, Christ ne peut le tenir. Mais, si par la foi nous saisissons joyeusement le fait de la Rédemption (J'ai été crucifié avec Christ) alors le Christ par son Esprit, exerce en nous la fonction de la vie. Nous avons cela a faire chaque jour...... Alors nous pouvons le suivre.
Et qu'il me suive :
Akoloutheô: ce mot s'appliquait aux soldats qui marchaient sous les ordres de leur chef, à l'esclave au service de son maître, à l'être humain qui se soumet aux lois.
Ce terme grec désigne aussi celui qui se lie à quelqu'un pour en obtenir une faveur. Dans le NT, Jésus appela Matthieu, Philippe, Pierre et beaucoup d'autres à le suivre.
Dans les Evangiles ce mot implique l'acceptation de Christ comme chef et maître et la participation à ses souffrances
Le disciple de Jésus renonce à lui-même, il ne recherche pas son confort personnel. Les disciples avaient certainement déjà vu un homme «prendre sa croix», ils savaient ce que cela signifiait. Quand un homme d'un de leurs villages prenait une croix et s'en allait avec un petit détachement de soldats romains, il partait pour ne plus revenir.
Prendre sa croix, c'est le renoncement absolu à soi-même. Luc utilise ici le mot croix pour la première fois, et il lui donne un effet saisissant. Le disciple de Jésus meurt à une certaine façon de vivre (14:27), Luc dit qu'on ne prend pas sa croix une fois pour toutes pour l'abandonner ensuite : Le disciple doit le faire chaque jour. Qu'il vienne alors à ma suite, dit Jésus.